Cabaret Brecht Tango Broadway

d'Alfredo Arias

en tournée de novembre 2010 à mai 2011

mise en scène Alfredo Arias
chanteuses interprètes Alejandra Radano et Sandra Guida
au piano Ezequiel Spucches
costumes Pablo Ramirez
son Julius Tessarech
lumières Patrick Debarbat

«Ce cabaret réunit une série de styles contrastés passant de l’académisme froid de l’art déco, aux saveurs de champagne de l’art nouveau et au néo-gothique moderne, pour atterrir sur la terrasse d’un gratte-ciel d’où l’on peut apprécier le collier de bidonvilles qui entourent Buenos Aires. Cabaret Brecht,Tango, Broadway déploie ses perles : les chansons de Bertolt Brecht et Kurt Weill, les accents d’un tango nomade et les Broadway Songs, encadrés par des classiques du rock revisités par le groupe français Nouvelle Vague.»
Alejandra Radano

Alejandra Radano, à l’origine de cette création, et Sandra Guida prêtent leurs voix à ce voyage. L’éclectisme est le maître-mot de ce cabaret qui lève son rideau sur Bela Lugosi’s dead du groupe anglais Bauhaus. Suivent entre autres Morität, Surabaya Johnny ou Alabama song. Entre Brecht –Weill et le tango s’interpose Human Fly du groupe britannique The Cramps qui s’enchaine avec des illustrations du «monde des poignards»ainsi que Borges avait rebaptisé le monde tango. Il y a du Piazzolla, du Discepolo chanté en anglais et en italien et surtout le célèbre Caminito de Juan de Dios Filiberto chanté en porteño et en japonais, et tout cela sans oublier Marianito Mores avec son sommet tanguero Taquito Militar et aussi Nostalgias de Enrique Cadicamo qui a été présenté pour la première fois à New York. Mais, avant d’aborder Broadway, nous passons par le salon aux miroirs que nous propose le groupe Blondie avec Heart of Glass et finalement, pour entrer dans le coeur de la comédie musicale, nous avons choisi la compagnie de Stephen Sondheim auteur de Follies ou de Swenne Todds et du metteur en scène chorégraphe Bob Fosse, créateur de Chicago dont nos interprètes évoqueront des passages tels que All That Jazz, My Own Best Friend et Hot Honey Rag, dans des arrangements originaux.

Dans ce déferlement de musiques et rythmes, peut-être est-il de bon ton de se souvenir d’une phrase de Max Weber : «Ce qui peut voyager culturellement doit être plus au moins logique.»