L’Enlèvement au Sérail

de Wolfgang Amadeus Mozart
Mise en scène : Alfredo Arias
Direction Musicale : Balàzs Kocsàr

 

OPERA NATIONAL MONTPELLIER LANGUEDOC ROUSSILLON – 2013
ANGERS NANTES OPERA
OPERA ROYAL DE WALLONIE – LIEGE

Avec : Cornelia Götz, Wesley Rogers, Trine Wilsberg Lund, Jeff Martin, Markus Merz
Décors : Roberto Platé
Costumes : Adeline André
Lumières : Jacques Rouveyrollis
Production : Opéra National Montpellier Languedoc Roussillon, Angers Nantes Opéra,
Opéra Royal de Wallonie / Liège

A l’invitation de Jean-Paul Scarpitta, directeur de l’Opéra de Montpellier, Alfredo Arias, metteur en scène, monte pour la saison 2012/2013, L’Enlèvement au sérail de Mozart . Sa poésie sur le fil répond à celle de l’univers mozartien. L’Enlèvement au sérail est autant une fable sur un Orient mythifié, celui des harems et des captives occidentales, qu’un hommage au courage de l’admirable Constanze, héroïne inébranlable dans sa fidélité amoureuse.

Mozart est à son aise dans cette turquerie où il peut joyeusement mener sa musique au rythme des flûtes piccolo, grosses caisses, cymbales et triangles, enfoncer le méchant dans des graves redoutables et offrir aux fidèles amoureuses de ces vertigineuses prouesses vocales qui, en quelques airs, savent suspendre la comédie pour saisir le spectateur de l’émotion la plus pure et la plus sincère.
L’héroïne de L’Enlèvement au sérail, porte le même prénom que la jeune Constanze Weber qui, à vingt ans, à peine trois semaines après la première de cet opéra, se mariera avec Wolfgang Amadeus Mozart. Même si la similitude des prénoms n’est due qu’au hasard du livret de Gottlieb Stephanie, l’existence de cette future épouse qui l’accompagnera jusqu’à la mort a de toute évidence inspiré le compositeur.
Plus que les bienfaits de l’amour, il y a une secrète jubilation chez ce Mozart dans la force de son art. Débarrassé du contrôle d’un père resté à Salzbourg et affranchi de l’emprise du prince-archevêque qu’il venait de servir pendant onze ans avant d’être congédié comme un voyou, il pouvait enfin prétendre à son plus cher désir : composer librement.
Mozart rêvait d’opéras allemands pour asseoir sa notoriété de compositeur à Vienne, l’empereur Joseph II rêvait d’opéras allemands à donner au Burgtheater. Joseph II passa commande, Mozart lui composa son premier opéra en langue allemande avec une fougue toute juvénile. Dramaturge autant que musicien pour que rien ne lui échappe, s’amusant du contraste entre le rude parlé des puissants et le chant raffiné de leurs prisonniers, guidant adroitement un librettiste accommodant, sacrifiant la logorrhée héritée de l’opérette d’origine pour que seule la partition soit foisonnante, anoblissant les mots et tournures qu’il trouvait vulgaires, sabrant les rimes qui ne servaient que d’autres rimes car « dans un opéra, il faut absolument que la poésie soit fille obéissante de la musique », il voulait évidemment, pour ses grands débuts de compositeur indépendant, éblouir l’empereur et le public viennois. Il leur offrit le premier chef-d’œuvre du singspiel germanique.

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