Tatouage

Tatouage, Trois tangos, Cabaret Brecht Tango Broadway › Tatouage

d’Alfredo Arias

en tournée de novembre 2010 à mai 2011

écrit et mis en scène par Alfredo Arias
traduit de l’espagnol par René de Ceccatty
avec Alfredo Arias, Carlos Casella, Sandra Guida, Alejandra Radano, Marcos Montes
arrangements musicaux Diego Vila
accessoires Larry Hager
costumes Pablo Ramirez
accessoires Larry Hager
son Julius Tessarech

Cette pièce musicale retrace les épisodes rocambolesques et douloureux de la vie de Miguel de Molina, né dans une famille modeste en Espagne. Miguelito va quitter le foyer maternel pour devenir boniche de bordels. Entre les prostituées et les toréros, il apprendra l’art de divertir et de chanter. Ce qui le conduira tout naturellement sous les projecteurs.

La guerre civile espagnole éclate. Il chante pour les soldats républicains. A la suite de quoi, il sera surnommé la «folle rouge» ou le «pédé rouge». La guerre terminée, Franco prend le pouvoir. Un sordide impresario franquiste tente de l’exploiter. Miguelito révèle sa nature, ce qui lui coûtera presque la vie. La police du régime le passe à tabac et le laisse pour mort. Comme ils n’ont pas réussi à l’éliminer, il sera mis en résidence surveillée. Après maintes péripéties, il parviendra à s’échapper. Il triomphera à Buenos Aires, mais le bras du tyran le rattrapera une nouvelle fois, l’empêchant d’exercer son art. De nouveau en Espagne, à la merci de ses bourreaux, il s’enfuit au Mexique où la chance n’est pas au rendez-vous. Finalement Eva Perón, femme du président argentin, lui donnera refuge. Le spectacle théâtral que nous avons construit à partir de cette rencontre, s’ouvre sur une série de dialogues entre les deux personnages qui nous permettent de saisir jusqu’à quel point ils sont le miroir l’un de l’autre. Elle lui dira : «Vous avez été un pédé pour le franquisme et moi j’ai été une pute pour l’oligarchie de mon pays !» Ces dialogues, émaillés des musiques et chansons, font revivre ces deux «marginaux», lumineux et uniques, qui ont défié, chacun à leur manière l’Histoire : lui avec celles qui sont propres à la scène et elle avec celles des coulisses du pouvoir. Le spectacle épouse la forme du music-hall, alternant des scènes, monologuées ou dialoguées, et des chansons, donnant ainsi la possibilité aux personnages de s’envoler dans les stratosphères de leur démesure et de leur folie.

«L’histoire de Miguel de Molina est tellement espagnole qu’il est douloureux de seulement l’effleurer. Le drame d’un talent brisé, broyé comme celui de la génération divisée par la guerre civile dont les vainqueurs ont fait preuve d’une infamie dépourvue de toute décence et de toute compassion. Miguel de Molina était l’artiste le plus génial de cette époque et c’est sur lui que la hargne des nouveaux maîtres d’Espagne s’est abattue. Avec toute la force, l’arrogance et la vulgarité de ceux qui se sentaient intouchables.»
Arturo Perez – Reverte extrait d’un article publié récemment dans El Pais

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